SAN ANTONIO PALOPO


Département de Sololá 

Langue maya : kaqchikel 

Surface : 35 km2 

Population : 13 900 habitants 

Jours de marché : lundi et mercredi 

Fête patronale : 13 juin, jour de la Saint Antoine de Padoue 



San Antonio Palopó est l'un des 12 villages qui bordent le lac Atitlán. 

 

Situé dans un endroit privilégié, d'où l'on peut voir, vers le sud, les volcans : le Toliman, l'Atitlán et le San Pedro. L'industrie touristique et la production textile jouent un rôle important dans le développement économique. De nombreuses familles se consacrent au tissage et à des activités artisanales. Elles tressent un roseau (tul) et une palme aquatique (paxte) pour faire des nattes et des vanneries. Sur les pentes de la montagne, les habitants cultivent oignons, maïs, haricots et légumes variés.

 

Les associations pour la protection de la nature luttent pour maintenir en vie le poc, un canard en voie de disparition qu'on ne trouve plus que dans cette région du lac.



Le costume

San Antonio Palopô est une communauté où les femmes, quelques hommes et enfants portent encore le costume traditionnel. 

 

Costume de femme :


Le huipil

 

Le huipil quotidien est formé de trois lés tissés l'un après l'autre sur le métier de ceinture. Pour constituer le huipil, les lés sont réunis par une couture à la main. Dans le tissage central, une ouverture en forme de rectangle permet de passer la tête, les lés latéraux sont également réunis par une couture manuelle. Le dessin se décide au moment de la préparation des fils et de l'ourdissage, il en résulte un tissage fait de bandes de différentes couleurs, qui se répètent. Le tissage central est composé de larges bandes rouges combinées avec des lignes fines, en vert foncé ou clair, blanc, bleu ou bleu ciel Le dessin des les latéraux est identique des deux côtés. Contrairement au tissage du centre, le rouge est ramené à des lignes fines qui forment des rythmes différents avec les autres couleurs Le huipil est tissé traditionnellement avec du fil de coton. Comme en de nombreux endroits, la tendance vers un changement de couleur voit le jour, substituant le vert et le bleu à la couleur traditionnelle.

 

La jupe 

 

La jupe bleue est d'usage traditionnel dans cette région, fabriquée au métier droit à pédale, elle s'enroule autour de la taille et est maintenue par une ceinture.

 

La ceinture

 

La ceinture est large et son dessin est identique à celui du tissage central du huipil. Les lignes, verticales dans le tissage, apparaissent ici horizontales.

 

La coiffe (tocado)

 

Pour composer leur coiffure, les femmes et les jeunes filles de San Antonio Palopó utilisent une ceinture de tête longue, tissée finement sur le métier de ceinture. Les matériaux varient compte tenu qu'on trouve actuellement des combinaisons de cotons, de fils acryliques et métalliques qui redonnent vie à la coiffure.



ACTIVITÉ PÉDAGOGIQUE

Objectifs et compétences :

• Tracer des bandes de couleur avec un pinceau (avec ou sans guide) ou utiliser la tranche d'une bande de carton comme outil pour faire une trace. 

• Travailler les rythmes de couleurs. 

 

Techniques : graphisme, peinture au pinceau et impression (estampage). 

 

Vocabulaire spécifique : lignes verticales, parallèles, différence entre rouge carmin et vermillon, bleu cobalt, vert clair. 

 

Temps : 2 fois 30 minutes.

 

Matériel : 

- papier pour dessiner (feuilles format 21 X 29,7 cm) - pinceaux fins et gros 

- un petit rouleau 

- peinture rouge, blanche, verte ou bleue 

- un pot d'eau 

- un morceau de carton ondulé d'environ 10 x 5 cm pour chaque élève. 

 

Évaluation :

Observer 

• La précision du travail des rayures et le respect des rythmes de couleurs. 

• Garder une bonne relation à l'espace dans la séquence des rythmes.

 

ACTIVITÉ :

Reproduction du huipil : tracer des lignes verticales avec le pinceau 

• Peindre la feuille de papier avec du rouge vermillon, la laisser sécher. Utiliser le gros pinceau ou le petit rouleau. 

• Découper au centre de la feuille un rectangle pour représenter l'ouverture du col. 

• Tracer les lignes de couleur verticales en respectant les rythmes. Les rayures verticales peuvent être tracées directement au pinceau en utilisant un pinceau fin pour les rayures fines et un gros pinceau ou un rouleau pour les rayures plus larges. 

• Pour une plus grande précision, l'élève peut, au préalable, tracer les lignes avec un crayon avant de les peindre (avec une règle et des mesures pour les élèves plus âgés). 

 

Reproduction du huipil : tracer des lignes verticales avec la tranche du carton 

• Peindre feuille de papier avec le rouge vermillon. Utiliser le petit rouleau et les gros pinceaux. Laisser sécher. 

• Diviser la feuille en trois parties en remarquant les différences des rythmes de couleurs dans chacune et en regardant la photo du huipil. 

• Tremper dans la peinture la tranche de la feuille de carton ondulé 

• Utiliser la tranche du carton comme un tampon, en le trempant dans la peinture et en traçant des rayures verticales droites en respectant les rythmes des trois espaces. 

 

Prolongements :

• Technique du tampon (estampage) utilisant le carton ondulé ou des morceaux de bois sur lesquels de la ficelle collée représente un dessin. 

• Tracer les bandes verticales avec d'autres outils : feutres, crayons ou bandes de papier collées, etc